La palissade
Un projet grandeur nature, à vivre comme une bande dessinée, qui rapelle le vieux Paris de Prévert et Doisneau. Sculptures en papier échelle1/1
A life-size project, to be experienced as a comic strip, reminiscent of the old Paris of Prévert and Doisneau. Paper sculptures scale 1/1
Les prix sont communiqués sur simple demande. Devis , projet, tirage bronze….n’hésitez pas à m’en faire part.
The prices are communicated on simple request. Estimate, project, bronze statue…. don’t hesitate to contact me.
La Palissade, genèse d’une œuvre
Voici quelques années, une envie de créer une installation, imaginer une œuvre à taille réelle, grandeur nature, en m’inspirant un peu du vieux Paris de Doisneau. Ou encore de Norman Rockwell.
Des enfants, qui jouent, des filles d’un côté, des garçons de l’autre. Une vieille carte postale inspirante, un garçon qui escalade une clôture….
L’idée je la tenais.
Les personnages je les avais.
Un petit personnage né en 2014, petites couettes, nez retroussé. Déclinés en de multiples attitudes, réelles. Il ne me manquait que le média. A une époque où je travaillais essentiellement la terre, il me semblait difficile d’envisager une œuvre de cette envergure en argile. La terre c’est lourd, il faut un équipement spécial, un four de grande dimension…. Et surtout la terre appelle la terre, la loi de la gravité oblige. C’était mal partis.
Voici deux ans environ, le temps de la maturation, je me suis essayé au papier. Un travail inné. Intuitif. Le résultat était au-delà de mes espérances.
Il me fallait un lieu, mon atelier étant trop petit, la mairie de Saint Paul de Tartas en Haute-Loire, m’a proposé d’intégrer l’ancienne école du village en résidence d’artiste. Le temps au moins de mener à bien mon projet.
Cette installation se visite. Vous pénétrez dans l’œuvre, vous la traversez ou en faites le tour, vous vous immergez, en devenez acteur. Un peu comme dans le film de Woody Allen, la Rose Pourpre du Caire. Ou dans une photo dans laquelle vous pénétrez en déambulant entre les personnages.
D’un côté les filles, jouent, comme toutes les petites filles. Une est maitresse d’école et fait la classe à son nounours et à ses poupées de chiffons, deux autres chuchotent et semblent se moquer d ‘une troisième qui met le doigt dans son nez, ou encore celle-ci qui boude car sa copine ne veut pas lui prêter sa corde à sauter…
De l’autre côté de la palissade, des garçons essaient de la franchir comme ils peuvent, l’un aidé par un copain qui lui fait la courte échelle ou encore en escaladant maladroitement sous l’air étonné du chat de gouttière. Ou ces deux garçons qui jouent aux billes…
Intemporel !
Avec peut-être le rêve qu’un jour les palissades tombent définitivement et ne soient jamais reconstruites.
La Palissade, genesis of a work
A few years ago, a desire to create an installation, to imagine a life-size work, life-size, inspired a little by Doisneau’s old Paris. Or by Norman Rockwell.
Children playing, girls on one side, boys on the other. An old inspiring postcard, a boy climbing a fence…
I had the idea.
I had the characters.
A small character born in 2014, small pigtails, turned-up nose. Declined in multiple attitudes, real. All I needed was the medium. At a time when I mainly worked with clay, it seemed difficult to imagine a work of this magnitude in clay. Clay is heavy, you need special equipment, a large oven… And above all, clay calls for clay, the law of gravity requires it. It was off to a bad start.
About two years ago, while it was maturing, I tried my hand at paper. An innate work. Intuitive. The result was beyond my expectations.
I needed a place, my studio being too small, the town hall of Saint Paul de Tartas in Haute-Loire, offered me to integrate the old village school as an artist in residence. At least the time to complete my project.
This installation can be visited. You enter the work, you cross it or go around it, you immerse yourself, become an actor. A bit like in Woody Allen’s film, The Purple Rose of Cairo. Or in a photo in which you enter by wandering between the characters.
On one side the girls play, like all little girls. One is a schoolteacher and teaches her teddy bear and her rag dolls, two others whisper and seem to make fun of a third who is putting her finger in her nose, or this one who is sulking because her friend does not want to lend her her skipping rope…
On the other side of the fence, boys try to cross it as best they can, one helped by a friend who gives him a leg up or by climbing clumsily under the astonished air of the alley cat. Or these two boys playing marbles…
Timeless!
With perhaps the dream that one day the fences will fall for good and never be rebuilt.